Interview de Philippe Capron – Journée du 03 février 2011

 

Est-ce que vous pouvez nous expliquer les conséquences des fusions et des transferts sur les archives du groupe GDF-Suez ?

En ce qui concerne la fusion GDF-Suez il n’y a pas eu d’effet immédiat. En revanche, ce sont les déménagements qui ont apporté des changements importants. Malheureusement ces changements peuvent occasionner des destructions irrémédiables mais cela peut avoir un aspect positif comme lors du transfert du siège de la rue d’Astorg à la rue de la Ville-L’évêque qui a permis le transfert des archives historiques aux Archives Nationales.

 

Philippe Capron, secré­ta­riat géné­ral de Suez

 

Au-delà de l’externalisation, où sont déposés les différents fonds du groupe ?

Les dépôts sont assez nombreux, ils sont la conséquence de l’histoire des entreprises. Nous avons des archives historiques à la fois aux Archives nationales du monde du travail, aux Archives du royaume de Belgique. Il existe aussi des fonds numérisés à la Bibliothèque nationale d’Alexandrie (3200 CD-Roms). Nous avons des archives intermédiaires qui se trouvent non seulement chez des prestataires mai aussi sur les différents sites du groupe.

Quel rôle jouent les archivistes lors de ces mutations que nous avons évoquées ?

Le problème c’est que chez Suez il n’y avait plus du tout d’archivistes professionnels, et chez GDF les archives étaient sous-traités par EDF, donc lors de la séparation entre EDF et GDF, Gaz de France s’est retrouvée dans la même situation que Suez, c’est-a-dire, sans archiviste.

 

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